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Officiers et anciens élèves -
Léon Henri de PARNAJON
(1783 - 1851)
Né le 2 juin 1783 à
FECAMP (Seine-Inférieure, aujourd'hui Seine-Maritime) - Décédé le
1er mai 1851
Inhumé à ROCHEFORT
(Charente Maritime)
Léon Henri de Parnajon
est issu d'une famille de tradition militaire.
Il est le fils de
Messire Henri Jean Baptiste de Parnajon, écuyer, seigneur de
Beaumont, capitaine d'infanterie, et de Marie Angèle Le Boutier de
Catys.
Il entre dans la Marine
en 1799 comme novice, alors qu'il est âgé de seize ans.
Il devient aspirant de
2e classe en 1800, puis est nommé enseigne de vaisseau en 1807.
En 1809, alors qu'il
sert à bord du vaisseau Hautpoul, il est capturé par les Anglais.
Il demeure prisonnier
jusqu'en 1812, année au cours de laquelle il est libéré.
Cette période de
captivité constitue un épisode important de sa carrière pendant les
guerres napoléoniennes.
Il est promu lieutenant
de vaisseau le 7 mai 1812, au port de Cherbourg.
Il commande ensuite
notamment la Meuse à Amsterdam, avant d'être affecté sans
commandement à Dunkerque puis à Cherbourg.
En avril 1816, sous la
Restauration, Parnajon reçoit le commandement du brick L'Argus et
participe à l'expédition française destinée à reprendre possession
du Sénégal, restitué à la France après les guerres napoléoniennes.
La division navale
quitte la rade de l'île d'Aix le 17 juin 1816. Elle comprend la
frégate La Méduse, commandée par Hugues Duroy de Chaumareys, la
corvette L'Écho, la flûte La Loire et le brick L'Argus, commandé par
le lieutenant de vaisseau de Parnajon.
Le 2 juillet 1816, La
Méduse s'échoue sur le banc d'Arguin, au large de la Mauritanie.
Une partie des
naufragés prend place sur un radeau de fortune tandis que les autres
gagnent la côte à bord des embarcations disponibles.
Arrivé à Saint-Louis du
Sénégal avec L'Argus, Parnajon reçoit pour mission de rechercher les
naufragés.
Il met alors son brick
à la recherche du radeau.
Après plusieurs
recherches, L'Argus retrouve finalement le radeau le 17 juillet
1816, après que celui-ci eut dérivé pendant treize jours.
Seuls quinze hommes
sont encore vivants sur les quelque 150 personnes initialement
embarquées.
Parnajon fait
immédiatement mettre des embarcations à la mer et recueille les
survivants.
Le Service historique
de la Défense conserve son rapport adressé au gouverneur du Sénégal
Schmaltz, daté du 19 juillet 1816, dans lequel le commandant relate
les circonstances de la découverte du radeau et l'état effroyable
des survivants.
Cette intervention fait
de Parnajon l'un des principaux protagonistes de l'affaire de La
Méduse.
Les témoignages publiés
après le naufrage rapportent notamment l'émotion du commandant
lorsqu'il découvre les survivants du radeau.
Après leur sauvetage,
Parnajon poursuit également ses recherches autour de l'épave de La
Méduse.
Les archives du SHD
conservent plusieurs documents relatifs à son action au Sénégal,
dont son rapport au gouverneur.
Une carrière poursuivie
sous la Restauration
La carrière de Parnajon
se poursuit après l'expédition du Sénégal.
Son nom figure sur la
liste des officiers de la Marine de Louis XVIII en 1816.
Il reçoit le titre de
chevalier de la Légion d'honneur le 28 août 1821 et est également
chevalier de Saint-Louis.
Promu capitaine de
frégate, il continue à exercer des commandements à la mer.
Les Annales maritimes
et coloniales permettent notamment de suivre son activité dans les
années 1829-1831.
En 1829, il commande la
corvette de charge La Bonite, avec laquelle il appareille de Brest
pour une campagne outre-mer.
En 1830, La Bonite,
toujours commandée par le capitaine de frégate de Parnajon, est
employée sur les liaisons de la Méditerranée et du Levant.
Les Annales maritimes
et coloniales signalent notamment son arrivée à Toulon en provenance
du Levant le 6 octobre 1830, puis son départ pour Alger le 24
novembre.
Il figure également
parmi les officiers supérieurs de la Marine engagés dans les
opérations liées à la conquête d'Alger en 1830, où il commande La
Bonite.
Il est finalement admis
à la retraite le 17 janvier 1837, avec le grade de capitaine de
frégate.

Extrait Les Tablettes
des Deux Charentes / 14 mai 1851

Extrait Gazette
universelle / 20 mai 1851
Grades et distinctions
1799 : novice.
1800 : aspirant de 2e
classe.
1807 : enseigne de
vaisseau.
1809-1812 : prisonnier
des Anglais, après la capture du Hautpoul.
7 mai 1812 : lieutenant
de vaisseau, port de Cherbourg.
1816 : commandant du
brick L'Argus lors de l'expédition du Sénégal et du sauvetage des
survivants du radeau de La Méduse.
1816 : figure sur la
liste des officiers de la Marine de Louis XVIII.
28 août 1821 :
chevalier de la Légion d'honneur.
Chevalier de
Saint-Louis.
Capitaine de frégate.
17 janvier 1837 :
admission à la retraite.
1er mai 1851 : décès.


Tombe à Rochefort

Sources principales
Service historique de
la Défense – Centre des archives de Rochefort : dossier thématique
consacré à La Méduse. Le dossier comprend notamment le rôle
d'équipage, les rapports relatifs au naufrage, le rapport de
Parnajon au gouverneur Schmaltz du 19 juillet 1816 et les pièces du
conseil de guerre maritime.
Service historique de
la Défense, répertoire des dossiers individuels de la Marine,
sous-série MV CC7 Alpha : le dossier de PARNAJON (de), Léon Henri,
né le 12 juin 1783 à Fécamp et décédé le 1er mai 1851, est
répertorié comme celui d'un capitaine de frégate.
Annales maritimes et
coloniales, notamment les volumes de 1829-1831, pour suivre les
commandements de Parnajon à bord de La Bonite.
Remerciements Bernard
Dulou
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