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Officiers et anciens élèves -
Jean-Claude Marie Pierre GUILLOT
(1945 - ....)

1967, avec le LV Bonnot
Né le 20 juin 1945
Entre à l'Ecole Navale en 1965
Enseigne de vaisseau de 2e classe
Enseigne de vaisseau de 1ère classe
Parcours opérationnel et engagements
Lieutenant de vaisseau le 1er février 1973
Accident aérien – 21 novembre 1973
Le 21 novembre 1973, au large du Le Guilvinec, il est victime d’un
grave accident aérien. Alors que son hélicoptère Alouette évolue en
stationnaire, l’appareil est abordé par le remorqueur Goliath de la
Marine nationale.
L’hélicoptère amerrit sur le dos et sombre rapidement. Les trois membres
d’équipage sont secourus sans délai par un bateau de pêche du
Guilvinec, le Pacem in Terris, qui les ramène à terre.

L’Alouette en train de couler

Le sauvetage par le Pacem in Terris

Retour au Poulmic quelques jours plus tard

Sur
le quai du Poulmic
Commandements et responsabilités majeures
Création et commandement de la Flottille 35F
En septembre 1979, à Saint-Mandrier-sur-Mer, il devient le premier
commandant de la Flottille 35F lors de sa création.
Capitaine de corvette en 1980
Il conduit la flottille durant les campagnes 1979-1980 et 1980-1981
de la Jeanne d'Arc, bâtiment-école emblématique de la Marine
nationale.

L’équipage durant la campagne 1979-1980

Campagne 1980-1981
Commandant de l’Escadrille 22S (1981-1983)
De 1981 à 1983, il commande l’Escadrille 22S ainsi que l’École de
Spécialisation sur Hélicoptères Embarqués.
Dans son rapport de fin de commandement, il apparaît aux commandes
de l’Alouette III VSV, dont il fut l’un des principaux artisans
d’une refonte complète. Cette modernisation transforma l’appareil en
hélicoptère-école de référence, reconnu pour ses qualités
pédagogiques et opérationnelles.

Missions spéciales et carrière diplomatique
Détachement à la DGSE (1986)
En 1986, il est détaché à la Direction générale de la sécurité
extérieure (DGSE), marquant le début d’un engagement durable dans le
domaine du renseignement.
Capitaine de frégate en 1986
Formation en langue japonaise
En 1990, il obtient son diplôme de langue japonaise à l’Institut
national des langues et civilisations orientales (INALCO – Langues’O),
renforçant ainsi son expertise pour ses futures fonctions en Asie.
Attaché de Défense à Hong Kong (1990-1993)
En 1990, il devient le dernier Attaché de Défense français à Hong
Kong, avant la fermeture du poste en 1993.
À cette occasion, il rencontre Monsieur Lasne, ancien pilote des
Forces Françaises Libres (1940-1945), qui avait notamment volé sur Lysander pour des missions nocturnes de posés clandestins et sur
Halifax. Ensemble, ils développent des relations privilégiées avec
la Royal Air Force de Hong Kong.

La Royal Air Force lui offre un survol en hélicoptère Wessex, qu’il
pilote lui-même. Après son départ, les liens de reconnaissance entre
la RAF et Monsieur Lasne se poursuivent jusqu’au décès de ce
dernier.

L’Attaché de Défense observant l’appareillage de la Jeanne d’Arc à
Hong Kong,
escale marquante lui permettant de retrouver pendant quelques jours
un millier de marins français
Commandant des marins détachés à la DGSE (1993)
En 1993, il prend le commandement des marins détachés auprès de la
DGSE.
Premier Secrétaire à Tokyo (1999)
En 1999, il est nommé Premier Secrétaire près l’Ambassade de France
à Tokyo, en qualité de Chef du Poste DGSE au Japon.
Il effectue sa visite d’adieu à la Marine à bord de la Jeanne d'Arc,
alors en escale à Tokyo.
Au cours de sa carrière, il aura croisé la Jeanne d’Arc à quatre
reprises,
comme Midship (1967-1968),
comme commandant de la 35F (1979-1981),
comme Attaché de Défense à Hong Kong (1992), et
comme Premier Secrétaire à Tokyo (1999).
Capitaine de vaisseau (R), Journal Officiel du 12 décembre 1999
Fidélité à l’aéronautique navale
Retrouvailles avec le Neptune – Novembre 2018
En novembre 2018, il est photographié aux commandes du Neptune P2V-7
n°147566, appareil donné en 1987 par la Marine nationale à la
Historical Aircraft Restoration Society (HARS), musée aéronautique
australien qui le maintient en état de vol.

Il n’avait plus occupé le siège pilote gauche de cet avion depuis
1971 — soit 47 ans auparavant.
L’appareil est toujours en état de
vol, témoignage vivant d’un pan de l’histoire de l’aéronautique
navale auquel il demeure profondément attaché.
Chevalier de la Légion d'Honneur, Journal Officiel du 29 juin 1996
Chevalier dans l'Ordre du Mérite
Médaille aéronautique
Remerciements Jean-Claude Guillot
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