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Officiers et anciens élèves -
Laurent Daniel Bernard
ISNARD
(1962 - 20..)
Né le 3 juin 1962 à
ABYMES (Guadeloupe)
Entre à l'École Navale
en septembre 1984.
Après une première
affectation comme officier en second d'un patrouilleur à Cherbourg,
il obtient les brevets de Commando marine et de nageur de combat.
Ses affectations
ultérieures se répartissent en trois dominantes :
les opérations
aéro-maritimes ;
les opérations
spéciales ;
les relations
internationales.
Les opérations
aéro-maritimes : officier chef du quart à bord du porte-avions Foch,
chef opération du CTF150 (mission « Enduring Freedom » en Océan
indien), commandant en second puis commandant d'un bâtiment amphibie
durant deux ans, officier en charge de l'emploi des moyens de la
Marine au Centre de planification et de conduite des opérations de
l'état-major des armées françaises (CPCO). Il a exercé la fonction
d'assistant militaire du sous-chef opérations de l'état-major des
armées de 2011 à 2013, avant de revenir au CPCO comme chef conduite
des opérations jusqu’en 2015.
Les opérations
spéciales : affecté à plusieurs reprises au Commando Hubert de
nageurs de combat, successivement comme chef d'escouade, officier en
second et commandant, il a planifié plusieurs opérations spéciales
auxquelles il a pris part. Il a exercé notamment les fonctions de
chef de cellule de crise au CPCO à l'occasion des trois opérations
de libération d'otages français aux mains de pirates somaliens en
2008 et 2009.
Les relations
internationales : à l'issue de sa scolarité au Collège interarmées
de Défense (CID session 2001/2002), il a rejoint la Direction du
renseignement militaire (DRM). Il a exercé également la fonction
d'adjoint stratégie-pilotage à la Délégation aux affaires
stratégiques (DAS) avant de rejoindre le Senior Course du Collège de
Défense de l'OTAN. À l'issue, il est nommé cadre professeur à
l'École de guerre, en charge, plus particulièrement, du module de
formation UE/OTAN.
Complément :
Capitaine de frégate, a pris le commandement du TCD
ORAGE le 13 juillet 2005 jusqu'en juin 2007
Sur le TCD Orage, dernière sortie en mer, le 29 juin 2007
Photo Yannick Bisson
Photo Yannick Bisson
Capitaine de vaisseau
Contre amiral, à
compter du 1er janvier 2014
Le 17 septembre
2015 a pris le commandement de l’état-major interarmées de force
et d’entraînement (EMIA-FE).
Vice amiral à compter du 1er mai 2017
Commandeur de la Légion d'honneur,
Chevalier de l'Ordre national du Mérite, Officier du Mérite
maritime, titulaire de la Croix de guerre des TOE et de la Croix de
la Valeur militaire.
Il est titulaire entre autres de la légion d'honneur (Commandeur), de l'ordre
national du mérite (Grand officier), de la croix de guerre des TOE et de la médaille
de la valeur militaire.
6 juin 2017 / Ouistreham
Photo / Jean-Pierre Faride
Presse / Twitter
Source Twitter / Ministère des Armées
Membre d'honneur de l'Amicale des anciens marins du TCD Orage /
Lien web
Photo prise le 6 juin 2017 à Ouistreham
avec votre webmestre, président fondateur de l'amicale des anciens
marins du TCD Orage
Lecture PDF des 7 premières pages (sur 282) :
Lien web
Source Facebook - Défense Méditerranée - 14 octobre 2020
Grand officier de
l'Ordre National du Mérite / Décret du 30 octobre 2019 portant
élévation dans l'ordre national du Mérite en faveur des militaires
appartenant à l'armée active - JO du 1er novembre 2019
Commandeur du Mérite maritime, promotion du 14 juillet 2022, par
décret du 15 septembre 2022
Suite aux élections municipales à Toulon, désigné 5e adjoint au
maire, le 27 mars 2026
Quittera le Groupe ORANO à l'été 2026
Extrait article Var
Matin / 16 mai 2026 : « C’est un sacré challenge » : Laurent Isnard,
d’ancien commando à adjoint à la mairie de Toulon
"Cet ex-nageur de
combat, préfet maritime de la Méditerranée de 2019 à 2021, est un
des nouveaux adjoints de la maire Josée Massi. Rencontre avec celui
qui est en charge du littoral à la Ville et de la culture à la
Métropole.
Tout de suite dans le grand bain. Le 30 avril dernier, c’est lui,
Laurent Isnard, face aux micros et caméras, qui a annoncé la
décision de la Ville de fermer jusqu’à mi-juillet le joyau
touristique de l’anse Méjean, le temps d’y sécuriser la falaise.
Pas de quoi
impressionner celui qui est devenu, fin mars, adjoint de la maire
Josée Massi. Il n’a pas peur de grand-chose. « Ah si, du froid »,
glisse en rigolant l’ancien… nageur de combat.
Dans la nouvelle
majorité municipale, Laurent Isnard, 63 ans, affiche un parcours peu
banal. Passé par les commandos Hubert, l’élite de l’armée française,
il a également été commandant des opérations spéciales pendant trois
ans et préfet maritime de la Méditerranée de 2019 à 2021.
À l’heure de clore
cette « carrière exceptionnelle » sous les drapeaux, le général
Thierry Burkhard avait salué un « homme adepte du cassage de porte
et de l’action discrète ».
« C’était une façon de
parler », balaye l’amiral quatre étoiles. Dans son bureau du
quatrième étage de la mairie d’honneur, Laurent Isnard ne renvoie
pas exactement l’image d’un militaire rompu aux missions à haut
risque, qu’il a effectuées de l’Afrique à l’Irak, en passant par
l’ex-Yougoslavie. Souriant, la voix basse et posée, des temps de
réflexion pour éclaircir son propos : ce pratiquant de sports de
combat s’est fondu dans son nouveau costume.
Contacté il y a
quelques mois par Josée Massi pour rejoindre sa liste, il dit avoir
été vite convaincu. « Je savais qu’elle était une femme intègre,
rigoureuse et efficace. J’aime ce principe de rassembler plutôt que
de diviser. Dans les forces spéciales, seul le collectif permet
d’arriver au résultat », pose le natif des Abymes, en Guadeloupe.
« Et puis les lignes de
priorité fixées – sécurité, attractivité, proximité – me convenaient
parfaitement. C’est un honneur d’avoir été choisi. »
Laurent Isnard a
toutefois dû réorganiser son emploi du temps. « Je vais quitter cet
été le groupe Orano, où je suis directeur de la protection. » Dans
cette entreprise spécialisée dans les combustibles nucléaires (ex-Areva),
le Toulonnais a 450 gardes armés sous ses ordres.
Il y est garant de la
sécurité des sites de production, du personnel ou encore de
l’intelligence économique. « Lorsque j’allais au Niger, je faisais
le tour des postes de combat, c’était sympa », glisse-t-il, l’œil
pétillant.
Désormais, l’élu est en
charge de la protection du littoral, des relations avec la Marine
nationale ou de l’écosystème portuaire. Sans oublier la délégation «
culture » à la Métropole TPM, dont il est l’un des vice-présidents.
Deux « mondes à part » qu’il appréhende avec le même sérieux que
s’il s’agissait de sécuriser une mine d’uranium au Kazakhstan.
« C’est un sacré
challenge. Pour l’instant, je rencontre du monde, je monte en gamme
sur les dossiers », confie, studieux, celui qui se dit « incapable
de faire les choses à moitié ».
De sa fenêtre, la vue
sur les quais est inspirante. Ferries, bateaux gris, navettes
maritimes et petits voiliers se côtoient dans ce qui évoque autant
une toile impressionniste que le tableau de bord du décideur.
« L’augmentation de
l’activité du port de commerce » ou « la protection de
l’environnement » sont des sujets dont souhaite se saisir Laurent
Isnard, nommé président du conseil d’administration de la nouvelle
société portuaire de la rade.
Les jeunes et la mer
« Une des choses qui me
tient à cœur, c’est que les jeunes, y compris des quartiers,
puissent s’approprier la Méditerranée », souligne aussi l’amiral,
intarissable sur la question. « Il faut acculturer les enfants à la
mer pour qu’ils y reviennent et en fassent, pourquoi pas, leur
métier. »
Jusqu’alors, le sien
n’était pas la politique. Il s’en accommode. « Je ne cherche pas la
lumière mais à atteindre les objectifs fixés. C’est le domaine des
forces spéciales : l’efficacité prime », insiste Laurent Isnard. Qui
enchaîne : « J’aime bien commander, donner un cap. Je n’ai pas peur
de prendre des décisions et d’en porter la responsabilité. »
En bon officier de
Marine, ce père de trois garçons habite au Mourillon. Mais ne lui
dites pas qu’il est « l’amiral de service » au sein de l’équipe
municipale. « Il y a 20.000 marins autour de la rade, plus les
familles. Ça ne me paraît pas choquant d’avoir quelqu’un qui
connaisse leurs problématiques. » À commencer par la gestion du
départ en mer « sans préavis ». En 1995, Laurent Isnard avait dû
convaincre sa femme de repousser leur mariage prévu un mois plus
tard. Une mission venait de tomber à l’autre bout du monde."
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