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Médecin de la Marine -
Emile Maurice PARDÉ
(1924 - 1944)

Né le 13 septembre 1920
à BEAUMONT de PERTUIS (Var) - Décédé le 19 août 1944, abattu par les Allemands au
PRE d'ORNOM (Isère, massif de l’Oisans)
Inhumé à Beaumont de
Pertuis, Var.
Fils de Maurice,
professeur de géographie physique (hydrologie) à l’université de
Grenoble.
1938 : études de
médecine à Grenoble.
1942 : il est reçu à
l’Ecole de Santé navale à Bordeaux (2ème) et à l’Ecole de santé
militaire de Lyon (3ème).
Il choisit, attiré par
la Marine, Bordeaux.
1942-1944 : il fait ses
études de médecine à Bordeaux puis à Montpellier.
Fin mai 1944 il est
libéré et rejoint sa famille à Grenoble.
Juin 1944 : il estime
de son devoir de combattre l’occupant et prend contact avec le
médecin-lieutenant DUTOUR (Santé navale 1941), médecin-chef de la
13ème compagnie indochinoise des GMICR (Groupements Militaires
Indigènes Coloniaux Rapatriables) de Pont de Claix, médecin-chef du
service de santé du secteur 1, FFI de l’Isère (Basse Romanche).
8 juin 1944 : il est
affecté avec grade de médecin lieutenant au poste de secours avancé
de Séchilienne.
Il met sur pied le
poste, allant récupérer lui-même à Grenoble les médicaments et le
matériel nécessaires.
7 août 1944 : après
l’investissement de l’Oisans, les Allemands passent à l’attaque.
Il est en poste dans le
massif de Taillefer au lac de Poursollet.
13 août 1944 : le poste
de secours-ambulance installé près du lac du Poursollet est anéanti,
les blessés sont tués, deux infirmières blessées et abandonnées.
PARDE, en uniforme,
portant un brassard à la croix de Genève, est emmené au Pré d’Ornon.
Il est interrogé,
torturé et abattu par un officier.
Son corps et abandonné
sans sépulture sur place, il sera enterré par un berger.
Une croix est élevée au
Près d’Ornon à l’emplacement où fut trouvé son corps.
Exhumé le 26 août, il
sera inhumé au cimetière de Beaumont de Pertuis dans le Var.
Novembre 1945 : il
reçoit la médaille militaire à titre posthume.
Il est décoré de la
Croix de Guerre avec palme, et citation « Ayant pris du service dans
les FFI, a participé avec courage et abnégation exemplaires aux
opérations qui se sont déroulées dans le département de l’Isère. Au
cours d’un combat contre les Allemands au lieu-dit lac du Poursollet,
commune de Livey-et-Gavey, est tombé le 13 août 1944, grièvement
blessé. A été sauvagement achevé par l’ennemi ».
Son nom a été donné à
la rue principale de Beaumont en Pertuis, devenue Cours Emile PARDE
inauguré en 2017.
Son nom donné à
l’hôpital militaire de Grenoble (désaffecté en 1980).
Il est choisi comme
parrain par la promotion 1944 de l’Ecole du Service de Santé navale.
SOURCE : La vie d’Emile
PARDE, maquis de l’Oisans. Mémoire de vérité. Bio Pardé, Devoirs de
Mémoire, Dir. Dr Francis Louis.

















La stèle commémorative
d'Émile Pardé ne se trouve plus à La Tronche.
Le transfert de la
stèle à l'IRBA (Brétigny-sur-Orge)
Lors de la fermeture du
site du CRSSA à La Tronche et de la reconversion de l'enceinte en
écoquartier, la stèle a été officiellement rapatriée pour des
raisons de préservation mémorielle militaire.
• L'Institut de
Recherche Biomédicale des Armées (IRBA), basé à Brétigny-sur-Orge
(Essonne), s'est positionné comme l'héritier direct des missions de
recherche du CRSSA.
• La stèle y a été
installée et dévoilée à l'automne 2022 lors d'une cérémonie
solennelle en présence de la nièce d'Émile Pardé.
• Récemment, pour le
80e anniversaire de sa mort, une importante prise d'armes s'est
tenue devant cette stèle au sein de l'institut
15 octobre 2022
UNC ESSONNE
Le 30 septembre, la
directrice de l’IRBA, la pharmacienne générale Haude Tymen, le
pharmacien en chef des services Frédéric Dorandieu ont invité de
nombreuses personnalités du département dont le sous-préfet de
l’arrondissement de Palaiseau, le maire de Plessis pâté et le DMD
adjoint au dévoilement de la stèle commémorant le sacrifice du
médecin lieutenant Emile PARDÉ.
L’UNC Essonne était
représentée par Clifford Giblin vice-président départemental. II
était accompagné de V. Benoit vice-président, R. Fougeray
porte-drapeau de l’UNC Limours, de M. Chipault UNC Etampes et
président départemental des médaillés militaires et de Michel Charon
porte-drapeau de l’UNC Longpont.
Le docteur Émile,
Maurice, Pardé est né le 12 septembre 1920 à Beaumont-de-Perthuis
(Vaucluse),. Elève du lycée Champollion, puis étudiant à la faculté
de médecine de Grenoble en 1938. Brillant, Émile Pardé est reçu en
1942 simultanément au concours : santé navale et santé militaire.
Son choix se porte sur l’école de santé navale et coloniale de
Bordeaux avec le grade de sous-lieutenant. Après deux années de
scolarité, en juin 44, Il rejoignit le Maquis de l’Oisans, secteur 1
de l’AS-Isère.. Le Capitaine Lespiau dit Lanvin, chef du maquis de
l’Oisans, l’affectera d’abord au Poste de Secours avancé de
Séchilienne avec mission de le rendre opérationnel, puis le 30
juillet 1944 au Poste de Secours Ambulance n°3 du Groupe Mobile N°3
à La Morte ; il sera alors aux ordres du lieutenant Maurice Boyer
alias Porte. Le groupe mobile numéro trois est globalement composé
de jeunes résistants, de maquisards et maquisards étudiants de
Grenoble et de la région. Deux femmes font office d’infirmière.
Après les combats de
Vassieux en Vercors, les troupes de la 157 ème division alpine
allemande, supérieures en nombre et dotées d’un appui aérien
conséquent eurent pour mission d’anéantir le maquis de l’Oisons.
Lors des combats au lieu-dit « le lac du Poursolet », Le 13 août
1944 le Lt Pardé, gravement blessé, est fait prisonnier et
sauvagement exécuté par l’ennemi.
Par décision du ministre de la défense désormais, l’hôpital
militaire de la Tronche prenait l’appellation d’hôpital Emile Pardé.
Ce baptême est marqué
le 14 mai 1982 par le dévoilement d’une stèle en granit comportant
en son centre un médaillon en bronze et une épitaphe
En septembre 1993,
l’Hôpital Militaire Emile Pardé prend l’appellation de Centre de
Recherche du service de Santé des armées Emile Pardé, avec le
dévoilement d’une stèle en marbre rose placé à l’entrée du centre.
Malheureusement, en
novembre 2017, ce centre a été déclaré inutile au service de santé
des armées donc fermé et vendu à un promoteur.
« L’Association des
Anciens de la Porte du Maquis de l’Oisans » avec l’aide des
autorités militaires et du DMD de l’Isère, a pu sauver ces monuments
de la décharge publique.
L’une des stèles, celle
en marbre rose qui avait été inaugurée en 1993, a désormais trouvé
une place d’honneur au Poste militaire de montagne du 7ème RMAT à
l’Alpe du Grand Serre, non loin du lieu où Emile Pardé trouvait une
mort tragique le 13 août 1944.
Celle en granit, bloc
de 6 tonnes, a trouvé une place d’honneur au sein de l’Institut de
Recherche Biomédicale des Armées à Brétigny-sur-Orge.
A cette occasion, en ce
jour du 30 septembre 2022, sous les ordres de la générale Tymen, la
cérémonie a débuté par une prise d’armes, d’une remise de
récompenses dont une légion d’honneur puis l’ensemble des
participants s’est rendu devant la stèle recouvert du drapeau
tricolore.
La nièce d’Emile pardi,
nous a retracé brièvement la vie et le parcours de valeureux
résistant.
Puis ce fut le
dévoilement de la stèle par la générale et le chef des services de
l’institut de recherche suivi d’un dépôt de gerbe, de la minute de
recueillement, d’une vibrante marseillaise reprise à cappella par
l’assistance.
La chorale de
l’institut nous a chanté le chant des partisans.
Ce fut une belle et
émouvante cérémonie, clôturée par un cocktail déjeunatoire
Clifford GIBLIN

Au Lac du Poursollet
(commune de Livet-et-Gavet), un calvaire et une plaque commémorative
marquent l'endroit exact où il a été fusillé par les Allemands.
Cette plaque a été récemment rénovée et inclut désormais un portrait
photo en médaillon d'Émile Pardé.
• Le site associatif du
Maquis de l'Oisans propose, dans sa section « Les lieux », une
photographie nette de cette plaque (référence "S L12") prise par la
contributrice Christine Besson.
Remerciements Bernard
Dulou
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